1 – La métropole au climat le plus agréable de l’Inde




N’importe quel indien vous dira que Bangalore est la grande métropole indienne qui jouit du climat le plus agréable du pays. Il y fait en moyenne 28˚C toute l’année, avec une brise légère qui balaye régulièrement l’atmosphère, en raison de la situation de la ville sur un plateau à 900 mètres d’altitude. La mousson, du 15 juin au 15 septembre, est beaucoup moins diluvienne qu’à Mumbai (Bombay) ou Chennai (Madras), avec des pluies en fin d’après-midi et la nuit le plus souvent. La ville ne connaît pas non plus les fortes baisses de température que subit New-Delhi en hiver.

2 – Le dynamisme de la « Silicon Valley » indienne : une réalité qui se projette déjà à l’horizon 2030 !



ITC Infotech Park - BangaloreFlipkart, l’Amazon indien, Myntra, RedBus, TaxiForSure, etc. De très nombreuses startups ou autres sociétés IT telles que Infosys et Wipro ont été lancées à Bangalore. Tous les plus grands groupes mondiaux du secteur des TIC ont leurs bureaux à Bangalore : IBM, Accenture, HP, Google, Yahoo, Amazon mais aussi Cap Gemini qui prévoit d’avoir plus de 20.000 employés à Bangalore d’ici 2016. En 2012, selon le Karnataka Information and Communication Technology Group 2020 (KIG2020) Report and recommendations, le secteur des TIC générait un revenu de plus de €17 milliards y compris les exportations et employait directement 800.000 personnes. Il prévoit un revenu de plus de €52 milliards en 2020 pour 2 millions d’emplois directs.

Plus encore, le projet ITIR (Information Technology Investment Region) à l’initiative du Gouvernement Central indien et du gouvernement du Karnataka, prévoit la construction d’une toute nouvelle ville dédiée aux hautes technologies sur une superficie de 40 km2, près de l’aéroport international (nord de Bangalore). L’investissement budgété est de €16 milliards jusqu’à 2030, avec la création de 255.000 emplois directs et 857.000 emplois indirects. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Inde, et en tout premier lieu Bangalore, se prépare à « une ruée vers l’or » de la part des talents de l’IT.

3 – Bangalore c’est aussi le « Toulouse » de l’Inde



L’avion de chasse Rafale de Dassault Aviation présenté lors du Bangalore Air Show 2013Avec plus de 140 filiales, succursales ou PME enregistrées à Bangalore, les sociétés françaises sont déjà très présentes dans la métropole. La Société Générale et Axa Assurances y ont installé tous leurs services informatiques back-office. Decathlon ouvrira son nouveau siège Inde au nord de la ville, début 2015, en multipliant par plus de deux la superficie des bureaux qui seront situés juste au dessus de son flagship store indien. Alstom, Sistra et Veolia conduisent d’importants projets liés aux transports urbains ou au traitement des eaux usées.

Bangalore peut également être surnommé le « Toulouse indien » en raison de l’omniprésence des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de la Défense. Airbus, Dassault, Safran, Thales et plus récemment le CNES ne s’y sont pas trompés en implantant d’importants bureaux et centres de maintenance dans la métropole. Au-delà des grands groupes, une multitude de PME et de startups sont aussi implantées à Bangalore en tant que sous-traitants des EOM français mais aussi dans des secteurs aussi variés que le textile, l’électronique de pointe, l’agro-alimentaire et tous les services liés à l’industrie numérique.

4 – Des coûts immobiliers plus abordables, une main d’œuvre encore compétitive


Coût de location du square feet de bureau en roupie indienne par mois (€ 1 = INR 83,35 en avril 2014)

Villes Coût de la location INR/sqft/mois Evolution sur Q1 et Q2 2014
Quartier
le plus cher
Quartier
le moins cher
Moyenne Ville Valeur locative Valeur en capital
Delhi 175 - 450 65 - 75 174
Gurgaon 90 - 140 40 - 42 79
Mumbai 226 - 320 56 - 75 146
Pune 55 - 85 32 - 45 50
Bangalore 80 - 100 23 - 32 48
Chennai 65 - 85 25 - 30 46
Source : Colliers International - Research & Forecast Report, India, Office, April 2014


D’après CBRE, le cabinet international de conseil en immobilier d’entreprise, Bangalore représente aujourd’hui le plus grand marché de bureaux en Inde, avec un parc de plus de 9 millions de mètres carrés. La métropole du Sud, la région de New-Delhi (National Capital Region) et Mumbai représentent à elles trois environ 65 % du marché de l'immobilier de bureau. Selon Collier International, un autre acteur du conseil en immobilier d’entreprise, environ 0,75 million de mètres carrés d'espace de bureaux étaient loués dans les huit grandes métropoles indiennes. Au premier trimestre 2014, tous les marchés, à l'exception de Mumbai, Chennai et Pune, étaient en croissance en termes d'absorption de bureau ; Bangalore et la NCR étant en tête de tableau avec une part de 75 % dans le total de cette absorption. Comme le montre le tableau, ci-dessus, sur les coûts de location le prix du pied carré de bureau à Bangalore est trois fois moins élevé qu’à Mumbai ou à New-Delhi et il se trouve dans des montants similaires à ceux de Chennai et de Pune.

En parallèle, la main d’œuvre à Bangalore reste compétitive sur un marché de l’emploi qui est encore assez tendu. C’est ainsi que, ces derniers mois, des grands groupes comme Flipkart ou Yahoo ont licencié des centaines de salariés dans une politique de rationalisation des coûts et d’optimisation de leur masse salariale, exigée par leurs actionnaires. D’une année à l’autre, il faut être capable d’augmenter les salaires de ses talents de plus de 10 % pour être sûr de les garder bien que ces taux n’aient plus rien à voir avec les plus de 20 % qui étaient parfois pratiqués, il y a un peu plus de cinq ans. Ainsi à niveau de qualité égale à la livraison, une société du secteur des TIC peut encore espérer proposer des prestations à des tarifs de 30 à 40 % moins élevés qu’en France.

Cependant, l’enjeu reste aujourd’hui pour les entreprises leur capacité à savoir conserver leurs talents alors que l’offre sur le marché de l’emploi rend les salariés très volatiles, dans une volonté d’évolution rapide de leur carrière, au dépend souvent de l’engagement vis-à-vis de l’entreprise et de la productivité.

5 - La vivacité, voire l’insouciance d’une population jeune et cosmopolite



Le disc-jockey français David Guetta vient faire des concerts géants à Bangalore depuis plusieurs annéesLa présence de nombreux grands groupes internationaux fait probablement de Bangalore la métropole la plus occidentalisée du pays. La ville a cette particularité de brasser une population très diversifiée. Les Indiens eux-mêmes viennent de nombreux autres Etats du pays. Seuls 48% des habitants sont des Indiens locaux ou Kannadigas. 25% sont Tamouls (Chennai), 14% viennent de l’Andra-Pradesh et du Telangana (Hyderabad) et 10% sont du Kerala (Cochin). A cela s’ajoutent les Etrangers qui sont représentés pour 8% par des Européens et pour 6% par un mélange de toutes les autres nationalités.

La ville regroupe des instituts de recherche et des grandes écoles de renommée internationale telles que le IIHS, le NCBS ou encore la meilleure école de Droit du pays et l’IIM-B, l’école de commerce qui a signé des partenariats avec HEC ou très récemment la Toulouse Business School. Nombreux sont les étudiants de Bangalore qui partent finir leurs études à l’étranger avant de revenir, plusieurs années après parfois, poursuivre leur carrière dans leur ville natale. L’attractivité de la ville s’explique par les nombreux emplois qu’elle propose dans les secteurs des TIC mais également dans des secteurs de pointe comme les biotechnologies et d’autres secteurs moins évidents tels que la restauration et les bars. C’est ainsi que Bangalore revendique la plus grosse densité de pubs en Asie. La jeunesse de Bangalore est aussi considérée comme la plus progressiste du pays.

6 - De nombreux feux sont au vert au sein de la communauté française.

 
Au 31 novembre 2014, 720 Français étaient enregistrés au Consulat général en tant que résidents de Bangalore ; la seule métropole en Inde où le nombre de Français inscrits a augmenté depuis 2012. L’arrivée prévue en 2015 de gros contrats signés par des sociétés françaises ne devrait que fortement amplifier cette tendance, d’où la nécessité de créer une section française dans l’une des très bonnes écoles internationales de la ville.

L’Alliance Française a accueilli plus de 2.500 étudiants désireux d’apprendre la langue française en 2013 et elle propose un programme culturel très dense et diversifié, réputé dans toute la ville auprès des jeunes et des moins jeunes. Le dynamisme du tissu associatif français est également propice à une bonne intégration avec notamment Bangalore Accueil pour des aspects plus personnels et le CEFB (Cercle des Entrepreneurs Français de Bangalore) qui rassemble régulièrement les managers français souhaitant échanger et partager leur expérience de l’Inde sur des thématiques professionnelles.

7 – La métropole la plus sûre de l’Inde pour les femmes




A Bangalore, les femmes peuvent sortir pour dîner entre elles sans avoir la crainte d'être agressées, contrairement à d'autres villes en Inde. Malgré l’impression que pourraient donner les journaux, il n’y a pas plus de viols de femmes qu’avant en Inde. D’importantes mutations de la société indienne, l’émergence de groupes d’activistes et le fait que les médias et les réseaux sociaux en parlent davantage font que de tels actes sont désormais fermement dénoncés dans les villes.

Avec les femmes optant pour des emplois auxquels elles n’avaient pas accès auparavant, comme conducteur de bus ou même chauffeur de taxi, et de plus en plus d’entre elles accédant à des hauts postes de direction, Bangalore est beaucoup plus avancée lorsqu'il s’agit de l'émancipation et l’autonomie des femmes. Pour un Etranger, cette réalité est sans doute perceptible au travers des tenues vestimentaires plus occidentalisées des femmes dans les rues de Bangalore, comparées à celles des autres métropoles indiennes.

Il faut également noter qu’à l’inverse de New-Delhi ou de Mumbai, Bangalore a connu très peu de tensions religieuses ou d’attentats depuis de nombreuses années.

8 - L’offre et la qualité des services médicaux privés



Le groupe d’hôpitaux privés Columbia Asia présent à Bangalore, tout comme les groupes Fortis ou ApolloPays des tropiques, l’Inde est souvent sujet à de nombreux a priori en termes de santé. Certes, il est nécessaire de faire quelques vaccins avant de venir. Il est aussi indispensable de prendre certaines habitudes en raison d’un niveau d’insalubrité des rues et de l’eau plutôt élevé mais lorsqu’il s’agit de soins médicaux, il n’en est rien. Que vous ayez besoin de soins dentaires, d’accoucher, voire de subir une intervention chirurgicale plus lourde, les hôpitaux de Bangalore vous proposeront de très bonnes prestations, parfois meilleures qu’en France. C’est pour cette raison que le tourisme médical est en plein essor en Inde et notamment à Bangalore qui dispose de nombreux hôpitaux privés aux standards occidentaux, avec des médecins formés dans les plus grandes écoles de médecine d’Occident.

9 - Le hub aéroportuaire de l’Inde du Sud vers les meilleures destinations internationales




Malgré plus de 10 millions d’habitants, Bangalore pourrait être perçue comme une ville de province, comparée à New-Delhi ou Mumbai. Cette grande métropole d’Inde du Sud propose néanmoins des liaisons pratiquement quotidiennes (6/7 jours) vers Paris mais aussi vers les plus grandes capitales d’Europe et d’Asie. Située à équidistance de la Mer d’Oman et du Golfe du Bengale, un vol direct vous emmènera, en un peu plus d’une heure et demie, soit aux Maldives vers l’ouest soit au Sri-Lanka vers l’est ; deux destinations paradisiaques qui vous permettront de vous évader pour quelques jours de la frénésie d’un quotidien qui vous fait vivre le « Incredible India ».

10 – Vous !


UB City - BangaloreQue vous soyez tout juste sorti de vos études, que vous ayez la volonté de prendre un nouveau virage dans votre carrière en créant votre propre entreprise ou que votre employeur vous donne l’opportunité d’un poste à Bangalore, cette expérience sera un véritable atout dans votre parcours professionnel mais également dans la réussite de votre vie personnelle, tant cette expérience touchera les multiples aspects de votre quotidien. Il y a ce choc des cultures dont tout le monde vous parle. Certes, l’Inde est un pays difficile à appréhender, même après plusieurs années. Mais comme dit le directeur général d’une société du CAC40, en Inde depuis plus de 6 ans après avoir travaillé de longues années dans plusieurs pays d’Afrique « si vous savez travailler en Inde, vous êtes capable d’aller exercer partout ailleurs dans le monde !».

Bangalore a cet avantage de rendre les choses sans doute plus soft en raison de tous les éléments exposés plus haut. Le monde et l’économie mondiale se tournent inexorablement vers l’Asie. L’Inde, avec ses déjà plus de 250 millions de consommateurs issus de la classe moyenne et une croissance de son PIB qui repassera cette année au-dessus des 5%, fait désormais partie des pays incontournables. Bangalore est sans doute la meilleure porte d’entrée pour pénétrer ce gigantesque marché qui est en fait composé de 29 Etats et probablement autant de façon de faire du business.

Loic Lecomte | Consultant Senior - Arsha Consulting

Laissez un commentaire