Malgré des progrès indéniables, l’Inde est un pays où il demeure assez difficile de faire des affaires, comme en témoigne le palmarès de la Banque mondiale. Pourtant, il y a des lueurs d’espoir! Le Ease of doing business index, dressé par la Banque mondiale, indique le degré de facilité – ou de difficulté, selon le cas – de faire des affaires dans les différents pays du monde. On apprend ainsi que les États-Unis ont un score de 7, alors que le Royaume-Uni obtient 8 et la Russie, 62. Les champions ?la Corée du Sud (5), le Danemark (4), Hong Kong (3), la Nouvelle-Zélande (2) et Singapour (1). À la queue du peloton, on retrouve des pays comme le Sénégal (171) et la Guinée (169). On aura compris que plus le score est élevé, plus on considère qu’il est difficile de faire des affaires dans le pays en question. Cet indice est basé sur une foule de critères, depuis le nombre de documents à remplir pour exportations, aux « paiements informels à des fonctionnaires » en passant par le nombre de certificats de qualité reconnus internationalement et les investissements publics et privés dans les télécoms, l'énergie et les transports.

Et l’Inde, dans tout cela, direz-vous ? Eh bien l'Inde, malgré les progrès immenses accomplis au cours de la dernière décennie, notamment, affiche une performance assez désolante : 140, aux côtés de du Mali (143) et du Mozambique (142). Cela confirme l’impression de bien des gens, à savoir que mener des affaires, dans ce pays, demeure assez fastidieux et incertain ! Ajoutons à cela les « goulots d’étranglements » que sont les formalités bureaucratiques et une notion du temps nettement plus élastique que les pays qui trônent au sommet de la liste. (En passant, on notera que la France ne brille pas non plus par sa performance, pour un pays disons « mature », car son score n’est que de 33, juste derrière l’Espagne, alors que l’Allemagne obtient 13.) Pourtant, il y a une volonté politique de corriger la situation. Ainsi le Dr Ashis Kumar Das, directeur général adjoint du ministère des affaires extérieures, du commerce et de l’industrie de l’Inde, (Foreign Trade, Ministry of Commerce &Industry) estime que l’on pourrait améliorer la situation le « Ease of doing business », par, entre autre :

  • en réduisant les goulots d'étranglement dans les infrastructures (les routes et les ports, p. ex.) et dans les centres de normes internationales
  • en assurant un meilleur contrôle qualité
  • en instaurant des mécanismes de résolution des différends commerciaux
  • en simplifiant les procédures et en déployant une administration électronique (e-governance)

Lors de la présentation du Budget Fédéral en mars dernier, le ministre des finances Arun Jaitley a annoncé le lancement du portail www.ebiz.gov.in, un portail Government to Business, créé par le gouvernement Modi pour relever le défi « Ease of doing business » et qui regroupe 11 services gouvernementaux, éliminant ainsi des procédures répétitives et inutiles. Tout cela ne changera pas les mentalités du jour au lendemain mais reconnaissons que beaucoup de gens, ici, font des efforts immenses pour faire avancer les choses. En attendant que ces beaux vœux se concrétisent (ce qui peut prendre un certain temps, reconnaissons-le), il reste la question à 100 crores : est-il avantageux pour des Européens, par exemple, de faire des affaires en Inde? La réponse est simple : absolument, car il y a ici de très belles ouvertures à saisir ! Le tout, c’est d’être bien averti et surtout, bien secondé ! L’équipe de Arsha Consulting Référence: Ease of doing business index

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