Marché en plein essor, économie à forte croissance, classe moyenne émergente, l’Inde connaît aujourd’hui un développement que le reste du monde lui envie. Mais comment surfer sur cette vague asiatique lorsque l’on est une entreprise québécoise ? La réponse dans cet article sur les opportunités d’affaires en Inde pour le Québec ! 

L’Inde, partenaire émergent du Canada 

L’Inde et le Canada. La première idée qui vient à l’esprit est probablement la large diaspora indienne qui vit au Canada. Plus d’un million des Canadiens et autres résidents est en effet d’origine indienne. Communauté dynamique et influente dans le monde des affaires, celle-ci semble avoir également conquis la sphère publique : quatre ministres du Fédéral en sont aujourd’hui issus, dont Bardish Chagger, Ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, ainsi que Navdeep Singh Bains, Ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. Des postes à haute responsabilité et en lien avec le monde des affaires, donc. 

Mais le visage de la relation entre le Canada et l’Inde n’est plus seulement celui de la diaspora Indienne : c’est aussi celui de l’entreprise. Le commerce entre le Canada et l’Inde a en effet explosé ces dernières années. En 2015, le Canada a importé d’Inde l’équivalent de $3.94 milliards et y a exporté pour le compte de $4.32 milliards.




Fait par Canada International, site gouvernemental (Mai 2016)
Source : Statistique Canada

Comme on peut le voir sur le graphique, le commerce bilatéral entre les deux pays est passé d’à peine 5 milliards de dollars à plus de 8 milliards, et ce en l’espace de seulement 4 ans. 

Les trois quarts des importations du Canada depuis l’Inde sont concentrées (par ordre de grandeur décroissant) dans

  • le textile ; 
  • les produits chimiques ; 
  • les appareils électroniques ; 
  • les métaux ; 
  • les légumes et ; 
  • les minéraux. 

Et les trois quarts des exportations du Canada vers l’Inde sont concentrées (encore une fois, par ordre de grandeur décroissant) dans

  • les légumes ; 
  • les pierres précieuses ; 
  • les minéraux ; 
  • les produits chimiques et ; 
  • le papier.

Or le potentiel d’échanges entre les deux pays pourrait bientôt s’accroître encore davantage si l’Accord de partenariat économique global (APEG), traité aujourd’hui en négociation entre le Canada et l’Inde, venait à être signé. Celui faciliterait en effet le commerce entre les deux pays en assouplissant les droits de douanes et en travaillant sur les normes. Selon une étude conjointe, le commerce bilatéral connaîtrait une poussée considérable, avec des gains à l’exportation évalués à 1.4 milliards de dollars pour le Canada. De même, le pays connaîtrait une hausse de 6 à 15 milliards de dollars de son PIB. 

Le Québec se met à l’heure indienne 

Si le Canada entretient avec l’Inde une relation de plus en plus privilégiée au niveau national, le Québec n’a point à en rougir, bien au contraire. 

Car comme on le voit sur ce graphique, le Québec lui aussi, a vu son commerce avec l’Inde exploser : celui-ci a en effet entre 2009 et 2013 pratiquement doublé.


« Note sur l’Economie et le Commerce : l’Inde », Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Exportations (29 août 2014)
Source : Statistique Canada

A vrai dire, les exportations québécoises vers l’Inde correspondaient à 16.4% du total des exportations canadiennes vers ce même pays, et l’Inde était le 11ème client mondial du Québec. Quant aux importations, celles du Québec en provenance de l’Inde représentaient 21,7 % du total des importations canadiennes d’Inde, et l’Inde était en 2013 le 19e fournisseur du Québec au niveau mondial. Ces chiffres en hausse continue pourraient connaître une croissance exponentielle avec le traité APEG en négociation. En effet, le Québec bénéficierait avec la signature de ce traité de droits de douane diminués, ce qui propulserait ses exportations d’amiante, de papier journal et de produits du secteur aéronautique. 

L’environnement des affaires en Inde pour les entreprises québécoises tout comme au Québec pour les entreprises indiennes est rayonnant, comme l’atteste la forte présence de géants québécois comme Bombardier SNC et CAE mais aussi l’exportation d’entreprises comme Palmex en Inde, ou encore l’accord de dépôt de minerais de fer signé au début de l’année par le géant indien TATA avec le gouvernement québécois.

 Mais l’exportation d’entreprises québécoises vers l’Inde ne repose pas seulement sur les actions de l’état, bien loin-de-là. Des réseaux d’entreprises, d’amitié indo-québécoise ont émergé, le plus important étant probablement le Conseil des affaires Inde - Québec, créé en 2004. Celui-ci vise « à promouvoir les intérêts commerciaux de ses membres et de faciliter le commerce entre le Québec et la communauté d'affaires de l’Asie du Sud ». La société civile québécoise aussi, a eu un coup de foudre pour l’Inde ! 

Les secteurs à forte croissance pour les entreprises québécoises 

Comme le montre ce document publié par le Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Exportations du Québec, les secteurs tant d’importation que d’exportation du Québec avec l’Inde sont variés et leurs volumes ont en seulement quelques années explosé.


« Note sur l’Economie et le Commerce : l’Inde », Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Exportations (29 août 2014)

Les fortes hausses d’importations et exportations ont aussi eu lieu en 2015, et semblent continuer actuellement. Cela a notamment été le cas des deux secteurs au Québec qui exportent le plus vers l’Inde :

  • celui du papier journal, qui est passé d’exportations d’une valeur de 192.9 millions de dollars en 2013 à près de 226 millions en 2015 ; 
  • celui des véhicules aériens, qui est passé d’exportations représentant 94 millions de dollars en 2013 à près de 155 millions en 2015, soit une croissance de près de 65% en seulement deux ans. 

Mais les croissances exponentielles ne se limitent pas à quelques industries du top des exportateurs québécois vers l’Inde. Nombre d’entre elles émergent aujourd’hui à une vitesse considérable. Par exemple la robinetterie-tuyauterie québécoise, n’exportait vers l’Inde en 2013 que l’équivalent de 4 millions de dollars, contre près de 56 millions en 2015, soit une croissance de 1300% en deux ans. 

L’Inde est une terre d’opportunités d’affaires pour les entreprises québécoises, quelles qu’elles soient, comme le montre ce tableau : les entreprises québécoises exportent, et ce qu’il s’agisse de biens manufacturés de faible ou de haute technologie.


« Note sur l’Economie et le Commerce : l’Inde », Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Exportations (29 août 2014)

 De la nécessité d’être accompagné pour conquérir le marché Indien 

Malgré le gain de 12 rangs dans le classement de la Banque mondiale « Ease of Doing Business » en une année seulement, le marché indien reste peu accessible aux entreprises étrangères du fait d’un environnement d’affaires très différent de celui des pays occidentaux. C’est pourquoi pour naviguer à travers celui-ci, il est conseillé de se faire accompagner. C’est ce que nous proposons à Arsha Consulting : nous sommes un cabinet de conseil franco-canadien (québécois, à vrai dire !) qui conseille nombre d’entreprises francophones, et les aide à faire des affaires avec l’Inde, et ce depuis plusieurs années. Nous sommes une équipe franco-indienne au management canadien située à Bangalore, au cœur de la Silicon Valley Indienne. Nous serions ravis de vous aider à exporter ou à vous installer en Inde.

 

Cedric Emmanuel | Consultant Junior - Commerce International- Arsha Consulting

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